Il est des cas où se rendre aux obsèques est un acte naturel, irréfléchi car évident. Qu’il s’agisse d’une proximité de sang ou d’affection, il parait invraisemblable de ne pas se rendre à la cérémonie d’un être que l’on a aimé. Et pourtant… les obsèques sont parfois un « piège » à retrouvailles que l’on aurait préféré éviter. Ou alors on ne se sent pas vraiment concerné par ce qui arrive au défunt, ainsi qu’à son entourage. Mais comment faire le bon choix ? Comment serai-je perçu ? Nos réponses.

Proche et pourtant si loin

Une des situations les plus délicates se présente lorsque le lien de sang avec le défunt est étroit. De facto, il semble inimaginable pour vous, comme pour les autres, de ne pas assister à la cérémonie. Tout le monde s’attend à ce que vous soyez là. Pourtant, des différends existent, soit avec le défunt, soit avec la fratrie ou d’autres proches qui seront eux-aussi présents. Des conflits qui ont ravagé les relations d’une famille complète.
L’enterrement peut-il être justement l’occasion d’enterrer aussi les discordes ? On entend souvent que les réconciliations arrivent trop tard. Et que c’est parfois lors de ce type événements que des liens sont renoués. Ou pas. Quoi qu’il en soit, on n’enterre jamais deux fois son père ou sa mère. Alors la décision la plus sage est sans doute d’y aller, ne serait-ce déjà que d’un point de vue moral et éthique. Une fois présent, personne ne vous oblige à prendre la parole, ou à aller vous réconcilier avec untel ou untel.
Parfois aussi, votre présence honore une autre personne : c’est le concept du « je le fais pour faire plaisir ». Vous accompagnez alors une personne qui a besoin de votre soutien à ce moment précis. Mais peut-on aller jusqu’à faire plaisir à quelqu’un pour une personne que l’on n’aimait pas ?
La question mérite d’être étudiée.

Une proximité inexistante

En effet, ce choix est quelque part un douloureux mélange d’empathie et d’hypocrisie. Car lorsque notre degré de colère ou de mépris est fort envers la personne défunte, notre présence est-elle la bienvenue ? Surtout si ce désamour est suffisamment connu de tous.
Il vaut mieux dans ce cas éviter toute remontrance ou conflit qui porterait préjudice au moment présent, mais aussi au défunt, voire parfois à vous-même.
Quant au fait d’assister aux obsèques lorsque le lien est lointain et l’affection également… comment dire ? Vous vous ferez votre propre opinion sur la question…

Suis-je une mauvaise personne pour autant ?

Venir ou ne pas venir aux obsèques relève avant tout d’une décision personnelle. Ce choix est motivé par différents facteurs dont certains ont été évoqués plus haut. Et chacun est libre de faire comme il l’entend, selon ses convictions, ses croyances ou sa conscience.
Nous n’avons qu’un conseil à donner : soyez vous-même. Vous pouvez très bien ne pas pleurer pour un parent proche de sang, et le faire pour un ami. Car ce qui contrôle notre cœur, c’est l’amour, ce n’est pas le lien de parenté.

Au-delà de votre présence aux obsèques

Être présent lors des obsèques, c’est être présent pour accompagner le défunt dans son dernier voyage, et être un soutien pour la famille et les proches. Mais après les obsèques, il existe également une période où vous pourriez trouver votre place et être présent : l’hommage éternel !
En effet, après les obsèques, apparaît une grande période de solitude pour les proches du défunt. Chacun reprend le cours de sa vie. Les moments de partage autour du défunt deviennent de plus en plus rares. Pudeur ? Tabou ? Manque de temps ? Peur ? C’est à ce moment que chacun dans leur coin, les proches pensent au défunt, sans oser en parler.
Depuis quelques années, une nouvelle tendance apparaît et pallie la solitude vécue après un décès, l’espace souvenirs en ligne. Par exemple, sur le site www.dansnoscoeurs.fr, vous pouvez créer un espace souvenirs et convier les proches du défunt à venir y partager des souvenirs, des photos, des anecdotes sur le défunt. C’est une belle manière de rendre hommage, d’être présent et de redonner vie aux souvenirs avant qu’ils ne disparaissent.